Ce site a été conçu par des pères au foyer c'est à dire des papas qui ont fait le choix de cesser leur activité professionnelle pour rester à la maison s'occuper de leurs enfants, de leur foyer.
Peu nombreux en France, nous avons pensé qu'Internet pouvait faire en sorte de nous retrouver, de promouvoir ce choix et d'informer les pères en général...pour nous l'"Homo Sapiens Paternatus"
est entrain de remplacer le "Pater Familias";-)...et ce site est là pour en témoigner...

"Papas de tous pays...unissez-vous !", soyez euphoriques, achetez des lits superposés à 3 étages, faites des bébés, buvez beaucoup de café, foncez…et tenez nous au courant!


bonne visite sur notre site communautaire.

Les P.A.F.





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(Juste au cas où, j’te rappelle :
Français de classe moyenne : celui qui lutte contre les injustices-là, qui réclame à corps et à cris qu’on lui concède un pouvoir d’achat honorable...)

Toi le français "classe-moyenneux" et tes vacances au ski que tu ne te paieras pas cette année, le cadeau en moins à ton neveu, les migraines décuplées à l’heure de la baise parce que le Xanax ne sera bientôt plus remboursé par la sécu, ton vin que tu paieras moins cher, ton vote qui vaudra un peu moins cher lui aussi, ta façon très dindon de te poser-là, gueuler parce que le train est en retard (je te vois connard, là, en train de boire ton café de merde, écoutant France Info et braillant à l’intérieur « Les anarchistes, c’est des fanatiques, c’est aussi dangereux qu’Al Qaïda même si je suis pas d’accord avec tout ce que fait Sarko, je ne suis pas pour qu’on utilise la violence et qu’on empêche des citoyens honnêtes et innocents de prendre le train »),...

Terminé tes envolées lubriques à l’heure de la redif’ du Crazy Horse, basta tes petits albums de « peura » que tu t’écoutes en scred pendant la douche. L’français de classe moyenne, c’est le lâche (pas qu’le français, t’as aussi l’européen, l’amerloque et les amérindiens maintenant qui font guides touristiques comme les Peuls ou les blondasses russes, les « bubars » (les Barbus dubec) en Egypte ou en Syrie), avec sa petite voiture de ville, qui vote pour les partis « démocratiques » (PS, Modem, UMP), qui a peur de devenir SDF, qui donne au Téléthon, qui n’aime pas les jeunes de banlieue « même-si-je-suis-pas-raciste » (Besoin de le préciser ce con au cas où on lui mettrait légitimement un poing dans sa gueule de con), qui se demande si la peine de mort ça serait quand même pas si mal pour les mecs qui tuent des gosses en série en leur pétant le cul et leur tranchant la gorge, qui trouve ça bien l’écologie mais aussi qui trouve ça bien que le prix de l’essence baisse, qui achète des produits "chinetoques" tout en s’insurgeant contre les délocalisations, qui ne comprend pas pourquoi c’est mal de prendre une complémentaire santé quand on en a les moyens, qui trouve ça bien d’avoir une maison, un petit cha-chat à la con, un clébard, une perruche, qui n’en démord pas sur la Liberté et accepte que des gosses soient insultés pour des barrettes de "shit"...

Le français de classe moyenne qui aime ses collègues mais les critique tout le temps, qui dit sans cesse « oh les gens sont égoïstes, ils ne pensent qu’à eux, c’est vraiment des cons » tout en offrant zéro heure de sa vie à des nécessiteux, celui qui aime l’abbé Pierre mais gueulerait sur le fiston qui ne veut pas travailler mais se consacrer aux pauvres, ...

Le même s’émeut d’une crise dont il ne comprend rien.

Il ne bouge pas d’un pet, il regarde, il reste mielleux devant le conseiller de banque de merde, l’enflure qui a pris son salaire pour enrichir des gros fils de pute, des bourgeois de merde, et qui a remboursé les mêmes conneries, les escroqueries, la cupidité, les malversations de ces mêmes gros fils de pute avec ses impôts, ...

Le français moyen qui continue à penser, comme une chèvre qu’il est, que la justice va se pointer toute seule là.

Elle va venir la justice.

Quand la "Salope-la-Droite", l’héritière honteuse du cocktail appelé « Grosse Merde idéologique » qui a consisté à mélanger des collabos, des résistants, des OAS et des gaullistes buveurs de pastaga, parle de « Justice », de « Discrimination positive », de « la justice joue parfaitement son rôle et a suivi la procédure habituelle », de Droits de l’Homme, d’écologie, de justice sociale, c’est pour protéger les gros fils de pute de bourgeois qui sont en train de piller le bien citoyen, la pitance républicaine qui permettaient de préserver les libertés individuelles mais aussi collectives...

Ladite « Ultra-gauche » que cette droite cradingue, pleine de sang sur les mains, pointe de son doigt manucuré, est composée des alternatives à un système économique et politique criminel, impérialiste, colonial et antisocial :

le Capitalisme.

Le français moyen de Classe Moyenne s’en branle de ça, puisque son existence, ce qu’il est, est la résultante de ce système. Lâche, vil, bien-pensant, mou de la gueule, ce citoyen-là ne réclame pas à corps et à cris que l’on chope les fils de pute de bourgeois dégueulasses qui avalent l’argent public pour couvrir leurs trafics de fric...


Pas un citoyen de cette classe-là qui ne réclame la peau de ces chiens...

Pas un...

Andy Vérol (e-torpedo)


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"En conscience, je refuse d’obéir !"
Lettre d’un instituteur de Colomiers (31) à son inspecteur

Colomiers, le 6 novembre 2008

Monsieur l’Inspecteur,

Je vous écris cette lettre car aujourd’hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d’obéir.

Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l’Education Nationale s’est engagé qui désespère de plus en plus d’enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l’opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l’école se succèdent, suscitant tantôt de l’inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable.

Elle témoigne de beaucoup de mépris et d’arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés.

La qualité d’une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L’Education Nationale n’est pas l’armée ! Il n’y a pas d’un côté ceux qui décident et d’un autre côté ceux qui exécutent ! L’honneur de notre métier est aussi de faire œuvre de raison, de critique et de jugement.

Aujourd’hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l’Education Nationale n’est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l’attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d’enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l’alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu’aucun bilan de leur action n’a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l’école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l’utilité n’est plus à démontrer, la mise en place d’une agence chargée du remplacement avec l’utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d’Administration, la dévalorisation du métier d’enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m’est le plus insupportable, l’insistance à dénoncer le soi-disant « pédagogisme », c’est-à-dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l’échec scolaire.

Le démantèlement des fondements de l’Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L’objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d’un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu’un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.

1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s’impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu’ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail.

Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l’apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l’échec scolaire.

Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation, tout n’est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d’acquisitions immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d’entreprise et de libéralisation de l’école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c’est-à-dire sur la progression des résultats chiffrés. C’est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n’ont fait l’objet d’aucune évaluation sérieuse et que d’autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes 2008, d’ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d’un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C’est pourquoi en conscience, j’ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l’esprit des programmes de 2002.

2. Tout particulièrement, je refuse de m’inscrire dans la logique d’une « Instruction morale et civique » aux relents passéistes.

C’est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l’inscription d’une règle de morale au tableau, apprise par cœur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement !

Aujourd’hui, plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d’échanger, de se respecter. Nous avons besoin d’une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L’éducation citoyenne est l’un des piliers de l’école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l’emprise de la violence. La priorité aujourd’hui est d’apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd’hui, comme hier, en conscience, j’ai fait le choix d’une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.

3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des bouleversements tels dans l’organisation des écoles, qu’il faut aujourd’hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d’aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n’est qu’un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d’enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d’hier et d’aujourd’hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l’ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d’ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C’est une grave erreur.

Ce dispositif est une faute contre l’esprit et la pédagogie.

Dès la rentrée, en conscience, je n’appliquerai pas ce dispositif d’aide personnalisée tel qu’il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l’accord des parents.

4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l’opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu’il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l’échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d’élèves pour les stages de remise à niveau.

5. La loi sur le service minimum d’accueil dans les écoles les jours de grève n’est pas autre chose qu’une loi de remise en question des modalités d’application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève afin que ce service minimum d’accueil puisse se mettre en place.

Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de grève !

On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d’accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l’administration et j’informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.

Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c’est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c’est celle de la pédagogie de la liberté. [...] Nous n’avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.

Et devant les errances de la modernité, le professeur n’a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire... Face à la dictature de l’immédiateté, il doit travailler sur la temporalité.

Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l’émergence du désir.

Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d’éviter la sélection par l’échec, il doit incarner l’exigence pour tous.

Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe.

Elle exige du courage.

Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c’est la marge qui tient la page. » »

Si aujourd’hui je décide d’entrer en résistance et même en désobéissance, c’est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C’est parce que je ne pourrais plus concilier liberté pédagogique, plaisir d’enseigner et esprit de responsabilité qu’il est de mon devoir de refuser d’appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l’espérance que cette résistance portera ces fruits. J’espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en œuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s’agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.

Monsieur l’Inspecteur, vous l’avez compris, cette lettre n’est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l’adresser et de la faire connaître. Le propre de l’esprit responsable est d’agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C’est ce que je fais aujourd’hui.

Je vous prie de recevoir, Monsieur l’Inspecteur, l’assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.

-  Alain REFALO

Professeur des écoles

Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)

Lettre adressée à Mr l’Inspecteur de l’Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne.


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L’accouchement, c’est une affaire de pros ! « Les futures mamans doivent être conscientes du risque qu’elles prennent - pour elles et pour leur enfant - en refusant un accompagnement médicalisé de leur accouchement ». L’Académie nationale de Médecine réagit vigoureusement à la mise en examen, dans l’Ariège, d’une doula. C’est-à-dire, en quelque sorte une accompagnante de la naissance. Après le décès d’un nourrisson qu’elle venait d’aider à mettre au monde, elle est poursuivie pour exercice illégal de la profession de sage-femme.

Apparue voici une trentaine d’années aux Etats-Unis, cette “pseudo-profession” a débarqué en France en 2003. Depuis, le phénomène prend de l’ampleur. Dans un rapport rendu public en juin 2008, l’Académie nationale de Médecine estimait que 50 doulas exerçaient en France. Leur rôle ? En théorie ,« elles interviennent uniquement pour aider les futures mères, les soutenir tout au long de la grossesse », précise Marie-José Keller, présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes. « Mais le danger est que de plus en plus de doulas donnent des conseils médicaux, rompant la relation singulière entre le soignant et sa patiente ».

La pratique des doulas n’a aucun statut juridique en France. Rappelons que le diplôme de sage-femme est obtenu au bout de 5 années d’études. Quant à la formation proposée par l’association “Doulas de France”, elle se déroule... en 25 jours. Cherchez l’erreur !

En juin dernier, les Académiciens avaient déjà tiré la sonnette d’alarme sur le danger des accouchements à domicile pratiqués par ces femmes. Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, l’Académie renouvelle ses réticences. Elle préconise « plutôt la mise en place de salles de naissance physiologique au sein des maternités ouvertes aux accompagnants familiers ou choisis, mais soumis à l’obligation de ne pas interférer dans les décisions médicales ».

De son côté, Marie-José Keller estime que l’accouchement à domicile est parfaitement légitime. A deux conditions. « Il est primordial de s’assurer que la future maman ne présente pas de risques particuliers et qu’il soit pratiqué dans des conditions optimales de sécurité ». L’Académie et l’Ordre mettent en garde contre toute reconnaissance officielle de la formation et de la fonction des doulas. « Il n’est absolument pas nécessaire de légiférer sur les accompagnantes », souligne Marie-José Keller. Reste que de nombreuses futures mamans désirent être davantage accompagnées pendant l’accouchement et après la naissance. « Il faut entendre le désir des femmes d’avoir un accouchement plus naturel, plus personnalisé. Pour cela, il faut davantage de sages-femmes ». Même son de cloche à l’Académie. « Il est nécessaire de renforcer les effectifs des sages-femmes, pour leur donner plus de disponibilité et leur permettre de mieux accompagner les femmes au cours de la grossesse, du travail et dans les suites de couches ».

Témoignages, sept 2008

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